Pôle
arts
visuels
Pays
de la Loire

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Vanina Andréani

Chargée de la diffusion de la collection, Frac des Pays de la Loire, Carquefou

07.01.2020

Vanina Andréani — Pôle Arts Visuels Pays de la Loire
Vanina Andréani, 2019. Photo : Emmanuelle Martini

Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?
J’ai commencé par faire des études de musicologie mais je me suis vite réorientée vers l’Histoire de l’art à l’Université d’Aix-en-Provence. Durant ces études j’ai effectué un stage au Frac Paca à Marseille qui a débouché sur un poste de chargée de la médiation, de la formation, du développement des publics et d’assistante pour la diffusion des expositions en milieu scolaire. C’est à la suite de cette expérience que j’ai postulé, en 2007, au Frac Pays de la Loire en tant que chargée des publics et de la communication. En 2010, je suis devenue chargée des actions culturelles et de la diffusion de la collection en région.

Comment définiriez-vous les principales missions de votre poste actuel ?
Le Frac des Pays de la Loire travaille à constituer une collection d’art contemporain implantée dans un territoire mais aussi, et surtout à diffuser, dans de multiples lieux, la création actuelle. Notre rôle est de nous adapter aux lieux qui nous contactent. Selon les espaces alloués ou les fonctions des structures nous pouvons proposer des œuvres de nos collections, organiser l’intervention d’un artiste, combiner ces deux options ou mettre en place des formes plus légères avec des livres, des vidéos ou des coffrets du service des publics. Dans cette dynamique ma mission est celle de conseil sur un temps long. Je propose notre expertise en matière de commissariat, de transport, de médiation, de communication en impliquant les équipes du lieu partenaire très tôt dans le processus.

En quoi votre parcours vous permet de réaliser et même d’ouvrir certaines missions qui vous sont aujourd’hui confiées ?
Le mandat d’un Frac est d’amener l’art contemporain au plus proche des gens. Contrairement aux générations précédentes, l’enjeu des Frac aujourd’hui n’est pas de faire reconnaître l’art contemporain comme art mais plus d’accompagner les collectivités pour dépasser les réticences et les a priori qu’il peut y avoir sur l’art contemporain. Pour cela, mon parcours en histoire de l’art m’aide beaucoup. Car l’histoire constitue un outil très important pour permette à des non connaisseurs d’aller à la rencontre d’une œuvre. Dans les rencontres, les conférences ou les textes que je produis mon but est d’essayer de m’adresser à tous les publics.
Pour appuyer cet élan, le rôle du Pôle arts visuels est essentiel : il structure la filière, l’incite à mieux se fédérer et développe la coopération et le travail en réseau. Nous avons encore beaucoup de chantiers à mener en ce sens et cela prendra du temps. Mais la volonté est forte de la part des acteurs prêts à aller dans cette direction !

Entretien réalisé par Émilie Houssa