Pôle
arts
visuels
Pays
de la Loire

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Lucie Plessis

Responsable des arts visuels, Galerie 5 / Galerie Dityvon, Université d’Angers (Angers, Maine-et-Loire)

07.05.2019

Lucie Plessis — Pôle Arts Visuels Pays de la Loire
Lucie Plessis / Galerie Dityvon, © UA

Plusieurs fois dans son parcours, Lucie Plessis a œuvré pour les arts visuels dans le Maine-et Loire en se distinguant des dispositifs habituels. Après avoir été au service du Conseil départemental à l’aube des années 2000, elle crée, en 2004, une galerie d’art contemporain à Saint-Rémy-La-Varenne, village d’à peine 1000 habitants. C’est dans ce contexte qu’elle rencontre le conservateur de la bibliothèque universitaire d’Angers, qui souhaite intégrer un lieu d’art au sein de la BU de Belle-Beille : il a trouvé sa responsable. En 2008, la Galerie 5 ouvre officiellement ses portes, ou plutôt ses cimaises, puisque l’espace est ouvert sur les salles de lecture, pour mieux distiller la culture dans le quotidien des étudiants. Bientôt, un deuxième site universitaire, en centre-ville, est construit. Pour y développer une offre culturelle similaire, la Galerie Dityvon est installée en rez-de-chaussée de la BU Saint-Serge, inaugurée en 2011, sous le patronage du collectionneur Marin Karmitz. Lucie Plessis fait le choix de resserrer l’approche sur la photographie contemporaine, en lien avec la photothèque Dityvon, photographe humaniste décédé en 2008.

L’objectif est double : sensibiliser les étudiants à l’art contemporain, favoriser la rencontre, mais aussi soutenir les artistes -notamment par des résidences de création-, qui peinent à diffuser leur travail dans le contexte actuel. Depuis, Lucie Plessis orchestre trois expositions par an dans chaque lieu, avec une logique de partenariat : Gens d’Images, Artothèque d’Angers, CHU, Frac Pays-de-la-Loire… En amont des accrochages, elle propose des conférences avec la complicité de la SFR Confluences.

La tâche est imposante, mais « avec rigueur et passion, on y arrive », sourit-elle. Elle a aussi récemment trouvé le temps de monter, avec le graphiste Daniel Habasque, Satellite, un « espace d’expérimentation créatif ». Ponctuellement, l’association organise des événements, avec pour cœur les échanges entre le public et les artistes. Une nouvelle alternative bienvenue, à en croire le succès des deux premiers événements, programmés ces derniers mois.

Pascaline Vallée