Le Pôle arts visuels s’associe à l’École des Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire et à la Ville de Nantes pour proposer aux responsables de structures, programmateur·rices, critiques, éditeur·rices, artistes et professionnel·les des arts visuels, un parcours d’expositions et de rencontres, le vendredi 3 juillet à Nantes.
La journée se déploiera en deux étapes : All Over 2026, trois expositions à l’École des Beaux-Arts,
et Constant Struggle, exposition des lauréat·es du Prix des arts visuels de la Ville de Nantes, à l’Atelier. Ce parcours est pensé pour favoriser le dialogue, l’interconnaissance et la mise en réseau à ces moments décisifs que sont la sortie de l’École, l’entrée dans la vie professionnelle ou la consolidation des parcours.
Ces visites d’expositions et ces temps d’échanges privilégiés avec les diplômé·es, enseignant·es, artistes et commissaires visent à mettre en lumière la vitalité de la scène artistique nantaise, à faire résonner transmission, recherche en art et jeune création, et ainsi tisser de futures complicités…
DÉROULÉ DE LA JOURNÉE
(visites et rencontres sur inscription – places limitées)
→ 9h30 – Accueil café (hall de l’École)
→ 10h00 – L’Océan comme méthode (galerie) – projet de recherche
→ 11h00 – The Floor is Lava : exposition des diplômé·es 2026 (rue centrale)
→ 13h00 – Pause déjeuner libre
→ 14h00 – Roda dos Encantados, d’Euridice Zaituna Kala (showroom)
→ 15h00 – Départ vers l’Atelier (rue de Chateaubriand)
→ 15h45 – Constant Struggle, présentation des travaux des lauréat·es du Prix des arts visuels
→ 18h30 – Vernissage de l’exposition Constant Struggle
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PROGRAMME DÉTAILLÉ
Expositions, listes des diplomé·es, bios des artistes lauréat·es.
All Over 2026 – 3 expositions – École des Beaux-Arts
· L’Océan comme méthode
Depuis 2024, le projet de recherche en art L’Océan comme méthode, mené à l’École des Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire, invite à renouveler nos attentions, nos sensibilités, nos représentations, nos imaginaires et nos pratiques à l’égard de l’océan. Depuis les villes de Saint-Nazaire, Nantes, Lorient, Lisbonne et Salvador au Brésil, les étudiant·es s’intéressent aux multiples activités passées et présentes : commerce et circulation des humains ou des végétaux, industries, énergies, pôles militaires et scientifiques, tourisme. Cette réflexion amène à repenser notre manière d’habiter la Terre et à décoloniser l’océan.
Avec : Leila Aït-Mekourta, Lucie Bourgoing, Giovanna Buiatti, Marion Moana David, Nelly Giauffret, Rose Guillaud, Jie Hu, Joel Janse-Van-Vuuren, Clara Kaminka, Antreas Kelpis, Haoxi Lai, Lilou Legars, Coraline Marion, Naomy Maurin, Jade Regazzi, Eli Ringuet, Jing Zhang.
Commissariat d’exposition : Emmanuelle Chérel et Euridice Zaituna Kala.
Scénographie : Marion Moana David
Le projet de recherche L’Océan comme méthode a été sélectionné par le programme RADAR du ministère de la Culture.
· The Floor is Lava : exposition des diplômé·es 2026
The Floor is Lava emprunte son titre à un jeu d’enfance devenu référence populaire : le sol est brûlant, impraticable, il faut alors trouver d’autres appuis, inventer des trajectoires, maintenir l’équilibre. Derrière cette image ludique se dessine l’état de transition dans lequel se trouvent les diplômé·es DNSEP 2026 de l’école des beaux-arts : un moment de bascule entre l’espace protégé de l’école et l’incertitude de l’après. Un workshop autour de la pratique curatoriale et de l’accrochage, mené par Léo Bioret de l’agence amac spécialisée en art contemporain, a permis aux diplômé·es d’être accompagné·es pour mettre en œuvre cette exposition.
Les diplomé·es : Leïla Aït Mekourta, Amanda Audiot, Sibylle Borg, Lucie Bourgoing, Giovanna Buiatti, Efraín Canedo, Emma de Korsak, Océane Delacour, Ionela Demian, Blanche Dubail, Nivine Elachaoui, Anaïs Escoubeirou, Jules Franey, Youm Gaubard, Nelly Giauffret, Rose Guillaud, Yang Han, Joel Janse-Van-Vuuren, Clara Kaminka, Arthur Karcenty, Antreas Kelpis, Boris Kunzli, Lou Lardet, Lilou Le Gars, Kim Lockhart, Yousan Long, Coraline Marion, Juliette Milon, Valeria Mimbela Garcia, Lou-Andrea Mine, Hankyul Park, Seungjoo Park, Léna Perthuis, Jade Regazzi, Eli Ringuet, Violette Rocco, Gaïa Slama, Lisa Soret, Étienne Vovos, Ningxin Wang, Yunhong Wei, Jing Zhang.
· Roda dos Encantados, pour ceux qui n’ont pas de langage mais des sons. Projection et installation d’Euridice Zaituna Kala.
L’exposition présente des travaux d’étudiant·es ainsi que le film Roda dos Encantados, réalisé à Salvador de Bahia, par Euridice Zaituna Kala, artiste et enseignante aux Beaux-Arts de Nantes. Elle explore l’histoire des Quilombos, territoires de refuge et de résistance créés au Brésil par des personnes esclavagisées africaines en fuite et des communautés autochtones.
Le film d’Euridice Zaituna Kala a obtenu le soutien de la Saison France-Brésil de l’Institut Français.
Exposition des lauréat·es du Prix des arts visuels de la Ville de Nantes – L’Atelier
· Constant Struggle
Antoine Caclin, Gaëlle Cressent, Hélène Delépine, France Parsus
et Émilie Flory, commissaire de l’exposition
“En pensant cette exposition d’Antoine Caclin, Gaëlle Cressent, Hélène Delépine et France Parsus, les mots d’Angela Davis — figure des luttes pour la justice sociale — m’arrivent et font titre : Freedom is a constant struggle [la liberté est une lutte constante]. Les quatre artistes portent un regard sur le monde qu’il me plaît de définir comme politique. Avec attention, engagement, altruisme, humour ou détournement, iels observent, révèlent, activent, collectent : objets, images, formes, gestes, habitus, sensations, lignes, mots.
Constant Struggle fait danser ces archéologies en un tissage multiple. L’art comme réponse à l’incertitude du monde. Œuvrer pour les droits, la justice, le beau, la joie, les libertés, les envies, l’équité ; batailler pour l’enchantement, l’espoir et les poésies du quotidien. Constant Struggle comme une chanson contestataire, la scansion des combats collectifs, intimes et universels.” Émilie Flory, commissaire
· Bio des artistes lauréat·es et de la commissaire d’exposition
Antoine Caclin : Né en 1997 dans l’Est de la France, Antoine Caclin vit et travaille à Nantes. Diplômé des Écoles des Beaux-Arts de Nancy puis de Nantes, il développe une pratique pluridisciplinaire mêlant installation, sculpture, vidéo, écriture, dessin et performance. Son travail s’intéresse principalement aux imaginaires des mondes du travail, aux espaces de repos et aux mécanismes sociaux qui structurent nos vies contemporaines. À travers des œuvres souvent marquées par l’absurde et le détournement, Antoine Caclin explore les codes de l’entreprise, du management et de la communication. Il construit des récits fragmentés inspirés autant de son expérience personnelle que de situations collectives quotidiennes : pauses-café, team building, tutoriels, afterworks ou logiques administratives deviennent des matériaux artistiques. En mobilisant objets trouvés, signalétique, langages bureaucratiques ou outils de production, son travail met en tension les gestes du quotidien et les mécanismes invisibles qui les encadrent, révélant les logiques structurant nos environnements professionnels et personnels.
Gaëlle Cressent : Gaëlle Cressent (née en 1982) vit et travaille à Nantes depuis 2013. Après des études en photographie, l’artiste intègre la HEAR de Strasbourg où elle se forme au sein de l’atelier d’Edith Dekyndt. Elle développe un langage plastique qui circule entre l’image, la sculpture et l’installation en explorant les frontières entre ces pratiques. Intéressée par l’écologie des images et des matériaux qui peuplent notre quotidien, elle porte son regard sur notre relation aux archives et aux traces de l’Anthropocène. Son travail aborde les notions de cycle, de valorisation, de mémoire et de protection. Depuis 2018, elle est engagée dans l’économie circulaire au travers de plusieurs projets de collaboration avec des structures du réemploi. Son travail a été présenté en France et en Europe (FRAC Alsace, CEAAC, Musée d’Art et d’Histoire de Cholet, Meet Factory et Institut Français de Prague, Project Room à Bâle, T66 Gallery à Fribourg). Elle obtient en 2024, le Prix des arts visuels de la Ville de Nantes. En septembre 2026 elle sera accueillie sur le site archéologique d’Albalat (Espagne) pour un temps de mobilité artistique soutenu par Nantes Métropole et l’Institut Français de Paris.
Hélène Delépine : Hélène Delépine est une artiste française née en 1987 en Normandie, elle vit et travaille à Nantes depuis 2018. Diplômée de l’École Supérieure des Métiers d’Art d’Arras et de l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Limoges, ses œuvres sont régulièrement exposées en France dans des centres d’art, galeries et espaces d’art contemporain. En 2025, son travail entre dans la collection du Fond régional d’art contemporain des Pays de la Loire. Hélène Delépine présente son travail au côté du peintre Luciano Figueiredo durant l’été 2026 dans l’exposition D’ici l’horizon au centre d’art contemporain Le Garage à Amboise. Souvent initiée par l’observation des paysages qui l’entourent et qu’elle traverse, sa recherche commence avec le repérage d’éléments contenus dans les environnements habités et construits. Elle élabore un vocabulaire formel simple et essentiel fait de signes et d’indices. Ses œuvres explorent les perspectives, les points de vue et les rapports d’échelle pour interroger la permutation du réel et de notre imaginaire en mêlant l’architecture à l’objet, le passé au futur, l’essor au déclin. Elle s’intéresse aux formes du bâti, fonctionnelles ou à l’état de vestiges, en tant qu’objets de projection, supports à des réflexions qui peuvent être de l’ordre des réminiscences, souvenirs ou représentations.
France Parsus : Après avoir vécu une dizaine d’années à Berlin, France Parsus vit et travaille à Nantes depuis 2017. Sa pratique s’articule surtout autour de la peinture à l’huile et du dessin, et depuis peu au volume. Dans son travail plastique, elle s’intéresse à l’expérience du paysage et à notre manière d’occuper l’espace, ainsi qu’aux perceptions des réalités quotidiennes entre enjeux intimes et collectifs. Il y a toujours un rapport à la disparition, à ce qui empêche de voir, à ce qui n’est pas ou n’est plus visible. Peu après son arrivée à Nantes, choquée par la présence policière et l’usage massif d’armes en manifestation, ou à la ZAD Notre-Dame-des-Landes par exemple, elle entame un travail de peinture, dessin et volume autour des gaz lacrymogènes, une manière subjective de réagir aux violences policières en France. Ce travail s’est depuis élargi aux mouvements sociaux et à leur représentation. Du spectacle du maintien de l’ordre à la médiatisation du «vandalisme », elle cherche à déplacer le regard et interroger le statut et la place de l’image dans ce contexte.
Émilie Flory : Commissaire d’exposition, membre de l’AICA France (association internationale des critiques d’art) et de C-E-A (association nationale des commissaires associés), Émilie Flory développe une réflexion sur le régime contemporain des images à travers, notamment, les multiples formes de réappropriations que déploient les artistes aujourd’hui.
Diplômée en ingénierie culturelle, elle est directrice du centre d’art contemporain image/imatge à Orthez de 2001 à fin 2015, et en assure la direction artistique jusqu’en février 2016. Après une année bénévole à San Francisco Camerawork, elle se consacre à des projets curatoriaux en freelance, en France et à l’étranger. Elle collabore régulièrement avec des partenaires publics et privés (CNAP, Fracs, centres d’art, musées, galeries, Fondations, collectionneurs).
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Informations pratiques
Vendredi 3 juillet 2026 · à partir de 9h30
Sur inscription, nombre de places limité.
Déplacement : trajet entre l’École des Beaux-Arts et l’Atelier environ 30 minutes à pied ou en transports en commun.
Expositions L’Océan comme méthode (galerie) et Roda dos Encantados, d’Euridice Zaituna Kala (showroom), dans le cadre du Voyage à Nantes : du samedi 4 juillet au dimanche 6 septembre 2026. Ouvert 7j/7 de 10h à 19h (entrée libre).
Beaux-Arts Nantes Saint-Nazaire – 2, allée Frida-Kahlo – Nantes
The Floor is Lava : exposition des diplômé·es 2026 (rue centrale) : du mercredi 1er juillet au samedi 25 juillet 2026
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h30 et 14h à 18h.
Constant Struggle
du samedi 4 juillet au dimanche 6 septembre. Ouvert 6j/7 (sauf le lundi) de 12h à 19h (entrée libre)
L’Atelier – 1 rue Chateaubriand – Nantes
Les vernissages :
À l’École des Beaux-Arts : jeudi 2 juillet à 18h
Ouverture exceptionnelle le samedi 4 juillet jusqu’à 22h pour la Nuit du Voyage à Nantes
À l’Atelier : vendredi 3 juillet à 18h30.
Vendredi 3 juillet 2026 · à partir de 9h30
Sur inscription, nombre de places limité.