Pôle
arts
visuels
Pays
de la Loire

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Caroline Pottier

Photographe et galeriste, Le Phare Boréal, Les Sables d’Olonne

27.09.2021

Caroline Pottier — Pôle Arts Visuels Pays de la Loire
Caroline Pottier et Etienne Davodeau lors de l'exposition Récits d'ici

Racontez-nous l’histoire de la galerie du Phare Boréal
Je faisais partie du collectif de photographes Le Bar Floréal. Le Phare Boréal en est en quelque sorte l’annexe. À la Chaume, aux Sables d’Olonne, l’anagramme prend tout son sens : nous sommes en bord de mer et le phare est ce qui guide, qui éclaire. Le principe de cette galerie associative est d’accompagner des artistes et des collectionneurs, de créer une relation sur la durée. J’ai acheté cette ancienne charcuterie à un peintre en 2007. Le Phare est un lieu d’expérimentation qui questionne l’image, la société. C’est autant un laboratoire qu’un lieu de socialisation : je suis attachée à accueillir des gens du quartier. Pour certain.e.s des novices qui osent pousser la porte, et qui ressortiront peut-être avec l’envie de découvrir notre magnifique musée d’art moderne et contemporain. C’est le rôle de la galerie de sensibiliser à l’art. À chaque exposition il y a une rencontre entre l’artiste et le public, des débats, … Le Phare Boréal est également un lieu de résidences (le vidéaste Jean-Luc Cormier, le compositeur Sébastien Beaumont).

Quels sont les revenus de la galerie ?
Essentiellement la vente d’œuvres. J’ai été soutenue par les ami.e.s du Phare Boréal durant les confinements successifs qui ont acheté en ligne. Il y a eu une solidarité envers les artistes et la galerie.

Que présentez-vous et quel est le rythme des expositions ?
La première exposition c’était la photographe Sophie Carlier, « Regarde-moi dans les yeux en attendant l’amour ». Au début j’étais très spécialisée photo, puis je me suis ouverte à toutes les disciplines. Longtemps j’organisais trois expositions par an à côté de mon travail de photographe. Quand Le Bar Floréal a fermé en 2015, j’ai fait une Validation des Acquis de l’Expérience pour enseigner – un Master 2, Pratiques et Poétiques en arts plastiques, à l’université Rennes 2. Aujourd’hui je fais 6 expositions par an avec des rendez-vous très attendus comme Le Grand Souk de Noël durant lequel j’accroche une constellation de pièces de différents artistes sur les murs pour susciter l’envie d’offrir une œuvre d’art.

Votre plus belle vente ?
Une œuvre de Pierre Hybre achetée par un marin-pêcheur en 2008.

Et plus beau souvenir ?
Il y en a tellement ! L’émotion de toucher les planches originales d’Étienne Davodeau lues par des milliers de personnes. L’émotion collective des personnes présentes lors de la rencontre avec Jacques Villeglé.

Pourquoi avoir adhéré au Pôle ?
J’ai adhéré au Pôle il y a un an et demi au sein du Collège Marché de l’art. C’est une structure qui fédère avec une démarche de questionnement, d’analyse. Une façon d’affirmer une identité artistique forte au niveau régional.

Ilan Michel