Après une année 2025 éprouvante pour le secteur culturel et marquée par d’importantes contractions budgétaires, comment les collectivités territoriales et intercommunalités envisagent-elles l’évolution de leurs dépenses culturelles en 2026 ? Comment s’orientent leurs choix de politique culturelle ?
Outil annuel de mesure de l’évolution de l’action publique territoriale de la culture, le baromètre s’appuie sur une enquête réalisée auprès d’un échantillon de collectivités territoriales par l’Observatoire des politiques culturelles avec le soutien du ministère de la Culture (DEPS et DGDCER), et en partenariat avec Régions de France, Départements de France, France urbaine, Intercommunalités de France, Villes de France, Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité, FNADAC, FNCC, Culture·Co.
Le volet national du baromètre 2026 repose sur les données déclarées par un échantillon de 213 collectivités (régions, départements, collectivités à statut particulier, communes de plus de 50 000 habitants) et intercommunalités (comprenant une ville de plus de 50 000 habitants) en matière d’évolution des budgets primitifs et de positionnement culturel. Il concerne également des éléments de conjoncture.
Le baromètre 2026, avec un nombre de répondants équivalent à l’enquête 2025, offre des résultats consolidés pour les principales catégories territoriales . Le taux de réponse est de 100 % pour les régions, 80 % pour les départements, 57 % pour les communes de plus de 50 000 habitants et 52 % pour les intercommunalités comprenant une ville de cette taille (dont 73 % de taux de réponse pour les métropoles)
Ce qu’il faut retenir : Le baromètre 2025 avait mis en évidence un recul budgétaire massif et inédit des collectivités et de leurs groupements. 2026 se caractérise par une forme de stabilisation de la situation : sur chacune des entrées traitées (budgets primitifs totaux des collectivités, budgets culturels totaux, budgets culturels en fonctionnement et en investissement), les déclarations de stabilité constituent la modalité la plus citée, devant les baisses et les hausses, si l’on considère l’échantillon complet. Et, pour chacun de ces budgets, derrière la stabilité, les déclarations de baisses sont systématiquement plus nombreuses que celles des hausses.